L’ascenseur

La revue en langue bretonne Al Liamm publie dans son dernier numéro de mars-avril 2017 une nouvelle de Kristian Braz intitulée : Ar batriotez (« La patriote »), pp. 19-32, qui relate l’arrestation par une patrouille allemande d’une agent de liaison de la Résistance.

Fondée après la guerre en 1946, faisant suite à la revue Gwalarn de Roparz Hemon, Al Liamm nous avait habitué aux témoignages de nationalistes bretons qui, pour nombre d’entre eux, ont été poursuivis après la guerre par les Cours de justice pour manque d’ardeur patriotique et d’animosité envers l’ennemi teuton.

C’est dans le numéro 20 de mai-juin 1950 d’Al Liamm que Roparz Hemon avait écrit : Ar pevar bloaz-se, 1940-1944, a zo bet frouezhus evit ar buhez speredel koulz hag ar buhez politikel [1]. Du strict point de vue de la faculté de créer en breton avec l’assentiment de l’autorité publique, fût-elle occupante, le propos est incontestable. Pour ce qui est des aspects politiques, l’affirmation n’est pas évidente.

Avec la nouvelle de Kristian Braz, Al Liamm aborde un genre littéraire nouveau qui séduit plus souvent les lecteurs de la revue de l’ANACR [2] aujourd’hui disparue, Ami entends-tu ? Pour mieux exprimer mon étonnement et ma perplexité quant au texte Ar batriotez, je le commenterai en breton.

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