La fin du chemin, jusqu’au bout de l’impasse

L’Empire soviétique offre ce caractère exceptionnel d’avoir été une super-puissance sans avoir incarné une civilisation.

François Furet, Le Passé d’une illusion, Robert Laffont, 1995.

On avait déjà eu droit en 2012 à un livre de Francis Arzalier, Les Perdants, qui traite des mouvements régionaux pendant la Seconde Guerre mondiale. La théorie en est simple :  ce sont ces mouvements qui causent les guerres et la révolution prolétarienne nous préserverait du pire. Et vous pensiez que les empires et les États-nations étaient responsables…

Iconographie comparée des deux principaux totalitarismes du XXe siècle (Spiridon Ion Cepleanu)

En Bretagne, ce sont les trotskystes qui ont d’abord exploité le filon et il nous manquait la vision communiste orthodoxe. C’est maintenant chose faite avec le livre de Maryse Le Roux et Ismaël Dupont qui viennent de publier La fin du chemin, 1920-2000, des indépendantistes en Bretagne aux éditions Skol Vreizh. Rien de neuf sous le soleil, on est dans le réchauffé, quasiment dans le plagiat.

Après avoir flirté avec les nazis dans le cadre du pacte germano-soviétique et écrasé avec eux la Pologne, l’Internationale communiste s’est alliée aux ploutocrates de la City de Londres qu’elle stipendiait encore jusqu’au 21 juin 1941. Fort heureusement, la Bretagne s’est trouvée  du bon côté du rideau de fer après la guerre et les espoirs du Parti communiste d’une prise de pouvoir lors de la Libération ne se sont pas réalisés.

A ce moment, le Parti communiste culminait dans les 25% des voix lors des élections et depuis, les positions communistes en Bretagne sont tombées les unes après les autres. Il ne reste pas grand chose des petites Russies du centre-Bretagne qui se sont dépeuplées et les bastions ouvriers des ports ne sont plus qu’un souvenir. Aujourd’hui, le Parti communiste ne présente plus systématiquement de candidats aux élections. Lors des législatives de 2017, Ismaël Dupont a battu un record avec 2,68% des suffrages exprimés dans la circonscription de Morlaix.

Comme le nazisme, le communisme est responsable des génocides les plus importants dans l’histoire de l’humanité, y compris en Bretagne où on lui doit des centaines de morts, ce que nous rappellerons aux auteurs qui ont choisi d’occulter cette réalité.

Il y a des revendications sociales légitimes en Bretagne comme ailleurs et pour éviter tous conflits, il est important de traiter ces questions. Malheureusement, les dernières lois sur le travail ne vont manifestement pas dans le sens du progrès social. Quoi qu’il en soit, le communisme n’a jamais été une solution à ces problèmes où que ce soit sur la planète. Il est en train de sombrer à Cuba et son apothéose surviendra tôt ou tard en Corée du nord. Histoire oblige, le communisme ne suscite plus aucun espoir collectif et ses derniers représentants sont une espèce en voie de disparition. Nous sommes affranchis du nazisme, pas encore du communisme. Soyons patients.

En matière de perdants avec Francis Arzalier et de fin du chemin, avec Maryse Le Roux et Ismaël Dupont, on ne peut pas dire que nous n’avons pas à faire à des experts.

Palmarès des totalitarismes et des dictateurs (Memolition)

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