La résistance armée : atout ou handicap … ?

J’ai le plaisir de vous faire part d’un colloque organisé par l’association HSCO, pour une Histoire scientifique et critique de l’Occupation. Ce colloque s’intitule :

Ré-écrire l’histoire de l’Occupation en 2019 ?

et se tiendra le mercredi 25 septembre 2019 à l’École Nationale des Chartes, 65 rue de Richelieu 75002 Paris. En voici le prospectus (ou flyer si vous préférez) :

J’interviendrai donc sur le thème :

La résistance armée : atout ou handicap pour la Libération ?

L’exemple de la Bretagne

Voici la présentation de mon intervention :

La mission et l’objectif de la Résistance étaient de mettre fin à l’Occupation et de libérer le territoire. Pour certains, de créer les conditions d’un renouveau après la Libération. Si la Libération s’est bien produite à partir de l’été 1944, la Résistance ne peut revendiquer pour elle seule le mérite de cet événement d’une immense portée historique, qui précède la fin même de la guerre : le mérite principal en revient manifestement aux Alliés, Américains et Britanniques.

Les analyses des grandes opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale associent rarement et négligent même souvent la Résistance, surtout sur le front ouest. Ce qui tient à son mode opératoire, qui ressort au mieux des forces spéciales, mais plutôt d’une armée irrégulière. Et ce qui ne se prête pas à des opérations fortement coordonnées avec des forces conventionnelles.

La Résistance a suscité et suscite toujours de nombreuses études et publications, désormais, avec l’ouverture de la plupart des archives. Les études à caractère militaire, plus rares que les études à caractère politique, l’abordent avec ses spécificités et répondent le plus souvent à la question : quel a été le niveau d’efficacité de la résistance ? Plutôt que : la résistance a-t-elle été un atout ou un handicap pour la libération ? question plus ouverte et sans a-priori positif ou négatif, à traiter de préférence selon les seuls aspects militaires, en évitant la dimension politique.

Se poser ainsi la question nécessite de préciser la méthode d’analyse et d’adopter une approche comparative. Par exemple :

  • la neutralisation du réseau ferroviaire pour empêcher les renforts allemands de rejoindre le front de Normandie : le sabotage par la résistance était-il plus efficace que les attaques aériennes des Alliés ?
  • les  libérations des villes : résultent-elles des combats de la Résistance et / ou de celle des Alliés ?

Autant que possible, la démarche sera quantifiée. Quelques tendances pourront être esquissées, en prenant l’exemple de la Bretagne.

Le plan de l’exposé :

  1.     Introduction, portée et enjeu de la question
  2.     Méthodologie
  3.     Principales opérations
  4.     Bilans
  5.     Conclusion

Yves Mervin

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